Depuis les débuts de la Ve République, la diplomatie et la défense sont le domaine réservé du président. Si réservé que la population n’y prête guère attention. Ainsi ignorons-nous généralement qu’Emmanuel Macron a engagé, dès son premier mandat, la rénovation de l’armée française en y consacrant 295 milliards et qu’une seconde loi de programmation militaire prévoit 413 milliards sur cinq ans pour sa modernisation. Paris, contrairement à nombre de pays européens, n’a donc pas attendu l’électrochoc de l’invasion de l’Ukraine pour prendre la mesure des besoins d’un outil militaire négligé depuis des décennies. Mais les retards accumulés sont importants.
